26/01/2013

Insécurité et focalisation de la conscience

J'ai un ami qui a un besoin vital et fondamental de se sentir en "sécurité" (à savoir qu'on doit l'approuver, lui faire des compliments et ne pas le critiquer), sans quoi tout va mal. En même temps il voudrait réaliser le Soi (multidimensionnel). Ces deux choses ne sont absolument pas compatibles.

Dans "Words of my perfect teacher", Dzongsar Khyentsé explique que si on veut réaliser et qu'on cherche une personne pour nous aider, on demande en réalité à cette personne de rendre notre vie "misérable" (sic). Ce sera son rôle. On le voit avec Norbu et son fils. Quelles que soient mes critiques sur sa façon de l'avoir éduqué, en le laissant se faire pourrir par les idées modernes, il a eu au moins raison sur un point : il ne l'a jamais sécurisé.

Même si on ne cherche personne, on demande à la "vie" de nous plonger dans l'insécurité, car il n'y a pas d'autre moyen d'assouplir les canaux, qui autrement se rigidifient à toute vitesse sous l'effet de l'âge. On ne peut pas demander à avoir les canaux rigides d'une personne qui se sent en sécurité, et demander à réaliser le Soi.

Il y a aussi une autre raison, c'est que la seule sécurité "réelle" est celle de l'état naturel. "Dieu" ne peut pas vouloir nous sécuriser avec des objets transitoires, surtout si nous lui demandons de nous aider à progresser spirituellement.

Il y a d'ailleurs une différence entre sécurité matérielle et spirituelle. Il semble que la sécurité matérielle ne soit pas vraiment un problème, sinon les monastères n'auraient pas été inventés. On se rend d'ailleurs compte que même avec une sécurité matérielle parfaite, la sécurité spirituelle ne va pas du tout de soi, en fait ça n'a rien à voir. Et c'est celle-là qui est le fond du problème. Maintes fois j'ai cru être angoissée par un problème matériel, pour m'apercevoir à la disparition du problème que rien n'avait changé en réalité. Le "vrai" problème était toujours là. A l'inverse, on peut constater que dans un cas d'insécurité matérielle, si l'on est dans l'état naturel, on se sent tout à fait bien.

Bref, toujours est-il que l'ami en question dit toujours qu'il fait ce qu'il peut, mais ça paraît assez douteux vu la récurrence du problème. J'entends par là (et Seth l'entendrait aussi je pense) que si l'on est véritablement décidé à résoudre un problème, on trouve des solutions. En tous cas c'est ce que j'ai toujours constaté, pour le moment je n'ai pas vu d'exception.

Sur le plan spirituel, cela va évidemment très lentement, car c'est notre rapport à la conscience qui doit changer, et c'est la chose la plus difficile. Néammoins, en cherchant un petit progrès chaque jour, on s'aperçoit que réellement, les problèmes insolubles disparaissent. Cela peut passer par le fait de réaliser que nos "problèmes" sont la voie, et que sans eux, nous serions vraiment coincés. Si je prends l'exemple de mon "hypocondrie" qui semble vraiment le point central de mes "problèmes" (et qui n'est d'ailleurs pas du tout de l'hypocondrie selon la définition classique vu que je fuis les médecins et que je ne veux surtout pas en parler avec d'autres gens, afin d'éviter de solidifier télépathiquement des réalités dont je ne veux pas. Je crois que c'est le contraire du comportement hypocondriaque), il y a plusieurs explications que se dessinent. Mais la plus évidente est certainement que c'est la meilleure façon possible de ne jamais se sentir en sécurité, car quoi qu'il arrive on peut toujours mourir dans l'heure d'une crise cardiaque ou d'un AVC ou que sais-je. Du coup, je suis bien placée pour parler des bénéfices de l'insécurité, et pour savoir que si on n'en passe pas par là, on n'a aucune chance de réaliser. Cela explique la mine un peu défaite de certains religieux, y compris moines tibétains, car je pense que c'est un passage obligé. C* Rinpoche a expliqué un jour qu'il a eu toute une phase de sa vie où il était vraiment défait, et puis qu'il a eu un rêve particulier, et qu'ensuite c'était fini. Ce rêve correspond à la réalisation de la conscience qui se nourrit elle-même, et il n'y a en effet que cette réalisation qui peut nous sortir de notre misérable condition. Chez moi, je peux dire que c'est plus progressif (en apparence, car on ne sait pas en réalité ce qu'il a vécu), mais je peux dire une chose, c'est que sans cette insécurité fondamentale, il y a beaucoup de choses que je n'aurais pas cherchées et donc pas trouvées. La plupart de mes récentes découvertes en matière de fonctionnement de l'esprit (et d'imaginal) ont été motivées par cette insécurité. En fait la plupart des mes "progrès" viennent de là, j'ai donc la certitude que tant que j'en aurai besoin pour progresser, j'aurai une sorte de paranoïa sur la santé.

Mon ami n'a pas de paranoia sur la santé, par contre, il m'a, on peut dire que je joue ce rôle dans sa vie. Il me maudit régulièrement, mais il devrait peut-être faire comme moi, et se demander ce qu'il ferait sans ça. Il est coincé avec moi comme je suis coincée avec ma parano, il est évident qu'il l'a demandé comme je l'ai demandée, et qu'au lieu d'essayer de s'échapper, il ferait mieux d'essayer de comprendre pourquoi il l'a demandé.

Il pourrait aussi s'interroger sur la valeur des compliments des autres. Par exemple, il "nous" reprochait de ne pas se réjouir avec lui que du fait qu'il allait bien, qu'il était épanoui etc... d'après la dernière thérapeute consultée. Ce faisant, il fait exactement ce qu'il reproche à tout le monde, se sécuriser dans une image de soi tout à fait fallacieuse, alors qu'il est évident que ça ne va bien pour personne, et vouloir que les autres renforcent cette image.

Je ne comprends en réalité plus très bien ce qu'on peut gagner à entretenir une image de bien-être et de perfection, alors qu'il est infiniment plus intéressant, et même agréable, d'être tout nu face à la réalité - c'est-à-dire face à l'inconnu. En effet, quand on est tout nu, c'est-à-dire quand on n'est plus rien, et quand plus personne ne peut rien nous dire à notre sujet, y compris nous-même, on devient conscient de la circulation de l'énergie entre nous et le monde, ou plus exactement du fait qu'on crée notre réalité. Dit autrement, ce qui précédemment était vu comme objet s'intègre à l'état naturel et nous apparaît comme une projection.

L'autre jour par exemple en voyant un film, j'ai senti clairement l'énergie se focaliser sur une scène, ensuite j'ai reproduit cette opération de focalisation dans mon esprit, sans support, et j'ai vu que c'est précisément cela qui donne la sensation "d'ami intérieur". C'est aussi ce qui est utilisé dans le stade de génération. Cette "opération" n'est pas facile à identifier, car elle ne se produit quasiment jamais chez l'individu ordinaire. Le stade de génération la multiplie, et à force de la multiplier, nous rend apte à la percevoir sans support. Je pense que c'est quelque chose qui a à voir avec le positionnement des canaux kati (qui paraît-il sont horizontaux chez l'homme ordinaire et dirigés vers le haut chez les bouddhas), car cela passe par les yeux. A ne pas confondre avec la focalisation qui passe par les canaux ordinaires, c'est tout autre chose, mais il y a quelque part une analogie, si on veut. C'est en ceci je crois qu'on a vraiment besoin du stade de génération. Un lama a dit quelque chose d'équivalent au sujet de tummo. Qu'un homme ordinaire n'expérimente pas assez de félicité pour être jamais capable de reconnaître la nature de son esprit, mais qu'avec tummo, à force de multiplier la félicité, on finit par faire le lien. Ici c'est la même chose. A force de créer des objets purs en focalisant son énergie, on finit par comprendre que les objets de la réalité matérielle ont été créés par une énergie semblable, mais qu'ils sont tombés dans l'insconscience et se sont séparés de nous. Une fois qu'on repère l'opération, on apprend à focaliser de plus en plus souvent et de plus en plus nettement, c'est ainsi que le champ même de la réalité matérielle commence à intégrer son état naturel - même s'il y a de nombreuses étapes - et que l'Ami intérieur commence à montrer son visage dans le monde "extérieur".

19:31 Écrit par Ry | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/01/2013

My Reincarnation

Hier j'ai vu un documentaire sur Namkhai Norbu et son fils (My reincarnation), franchement édifiant. Tout ce qu'on entend et voit fait clairement comprendre que les Rinpoches ne savent pas ce qui fonctionne dans leur système, ce qui explique qu'ils ne puissent pas le réformer. Se situant dans un certain courant culturel (et donc télépathique), ils ont depuis tout petits des tas d'expériences et de visions, qui viennent simplement du fait qu'ils sont connectés à un certain courant, et non du fait qu'ils ont réellement généré quelque chose depuis le centre de leur conscience. Dans leur stade de génération se mélange ce qui vient des autres et ce qui vient d'eux-mêmes, comme une personne qui utiliserait pour fabriquer sa maison des briques faites par un autre. Du coup ils n'osent rien changer à l'enseignement, car ils ne savent pas en réalité comment toutes leurs terres pures et leurs yidams ont été fabriqués, en fait cela a été fabriqué par d'autres, ce qui veut dire qu'il faut se fier aux recettes de cuisines des autres pour y accéder, d'où les histoires de lignées, d'initiations etc... Mais en réalité, on n'a pas besoin de tout ce fatras pour réaliser la nature de son esprit et se fabriquer une terre pure qui nous convienne.

Ensuite ils se moquent des occidentaux qui pensent que le maître peut leur conférer la réalisation et qui veulent s'approcher de lui pour recevoir sa "vibration", mais qui leur a fait croire en premier lieu que le salut dépend d'une recette de cuisine suivie à la lettre, et de l'obéissance complète à un maître supposé omniscient ? Il est évident qu'en Occident, avec un tel discours, on attire les caractères crédules et dépendants, il ne faut pas s'étonner ensuite du résultat.

Dans le documentaire, on réalise que NN est une sorte d'autiste (qui a réalisé à un certain degré la nature de son esprit, ce qui ne l'empêche nullement d'être autiste) qui est incapable de communiquer avec sa femme et son fils (contrairement par exemple au père du Drukpa, ceci pour dire que l'autisme n'est pas une obligation pour un Rinpoche qui a des enfants). A un moment son fils essaie de lui parler, de savoir où est son problème (car il y a visiblement un problème, même si la mère prétend qu'elle n'a rien vu), NN élude toutes les réponses, il n'en a rien à foutre de ce pauvre gars qui essaie de l'aider. D'ailleurs le fils semble bien plus intelligent et empathique que le père, qui a été infoutu d'élever ses enfants dans une relation correcte, et on se demande comment il aurait pu puisqu'on l'a mis à 5 ans au monastère, où il a été battu etc... Ceci pour dire que réaliser la nature de l'esprit ne résoud pas les problèmes relationnels si on ne cherche pas à les résoudre. Alors après les gens sont malheureux autour de soi pendant qu'on donne des initiations du haut d'un trône, soi-disant pour aider les gens... Mais déjà il n'a pu aider ni sa femme (qui a l'air d'une véritable idiote) ni son fils (qui heureusement a été capable de s'aider lui-même), alors on se demande qui il va aider.   

De fait, le bouddhisme ne déboulonne aucune des 3 croyances de base qui à mon avis empêchent les gens de progresser : croyance dans le temps, l'espace et refus des mondes probables.

Pour la croyance dans la linéarité du temps, elle est évidente. La simultanéité de toutes les incarnations ne semble pas du tout incluse dans le dogme bouddhiste. On n'arrête pas de nous parler de nos vies futures comme à venir et de nos vies passées comme passées.

La croyance en l'espace va avec. Certes on nous dit que le monde est un rêve, mais on se garde quand même de préciser qu'il se déploie dans un non-espace, et que la distance est un "camouflage". Qu'il y a autant d'univers matériels que de consciences qui observent.

Enfin on évite soigneusement de nous dire à quel point l'imagination est aussi vraie que le monde matériel, autrement dit que la réalité matérielle et l'intersubjectivité ne sont pas des critères. C'est sans doute la croyance la plus limitante. En effet, quand une personne va voir un lama en lui disant "Rinpoche j'ai rêvé de vous", elle aura droit à toutes les réponses possibles sauf à la bonne. Que Rinpoche matériel n'est qu'une version de lui-même, qu'il en existe d'autres dans des mondes probables, il en va de même pour le disciple. Donc le rêve a une valeur/réalité en soi, indépendamment de son rapport au monde matériel, et son sens est celui que le disciple décide. Par exemple, une personne peut rêver de tel maître sans l'avoir rencontré, au réveil le retrouver sur internet et se dire "Si j'ai rêvé de lui c'est mon lama racine ! C'est mon maître !". Le maître en question ne va jamais la détromper, et c'est une base déjà totalement erronée pour leur relation.

Il y a deux nuits justement j'ai rêvé du fils de NN dont j'ignorais l'existence, et il me proposait une transmission, tout en faisant certaines choses dont on retrouve clairement un écho dans le film. Je ne vais courir ni chez NN ni chez son fils, je ne vais même pas me dire que j'ai une "connexion" avec eux et suivre leur enseignement. D'autant moins que la même nuit j'ai rêvé de maîtres qui étaient désignés par le terme "Baharlu", vérification faite c'est une ethnie iranienne musulmane, et on y trouve des photos de maîtres qui ressemblent bien à ceux que j'ai vus dans mon rêve. Il est évident que quand on dort on attrape des infos dans le plan immatériel, ça n'a pas d'autre signification que ce qu'on veut en faire. C'est d'ailleurs quand même le sens de "l'enseignement" de NN par rapport à son fils. Quoi qu'il fasse, il ne l'approuve ni de le réprouve, et quoi qu'il lui raconte, il ne répond rien. En un sens c'est une forme d'autisme, en un autre sens c'est une façon de lui dire que c'est à lui de décider des critères de validité de ses expériences. 

Tant qu'on veut "vérifier" la réalité des choses, on ne peut pas avancer. C'est ce que veut dire C* Rinpoche quand il nous explique qu'il ne faut tomber ni d'un côté ni de l'autre, ni dans l'éternalisme ni dans le nihilisme, mais il faut croire qu'il s'est mal expliqué, car ses disciples pensent qu'il n'existe qu'une seule version de l'univers et ils attendent sa validation jour après jour.

16:53 Écrit par Ry | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

19/01/2013

Rajeunir

Depuis quelque temps, je cherchais à revoir un ancien ami qui manifestement ne le souhaitait pas, et à la réflexion, j'ai fini par comprendre que c'est lui qui a raison. En effet, quand on a connu les gens assez jeunes, on en garde plutôt une bonne image, surtout que, comme je l'ai déjà dit, les souvenirs se bonifient avec le temps. Avec un petit effort, nos anciens amis finissent même par peupler une sorte de terre pure qu'on peut voir souvent en rêve, et on entretient avec eux des relations de plus en plus intéressantes. En revanche, on constate que dans le samsara les gens dégénèrent à une vitesse ahurissante avec l'âge, 2 fois plus vite que ce que j'estimais auparavant (mais d'où sortait cette estimation ?). Là où je pensais qu'il fallait 10 ou 15 ans pour produire certains effets, 5 ou 7 ans peuvent suffire. J'ai revu plusieurs personnes à 5 ou 7 ans d'intervalle, et le résultat est apocalyptique. Pour la plupart, les gens ont pris 10 ou 15kg, et toutes leurs qualités ont disparu, on a l'impression de voir des petits vieux avant l'heure (ce qui signifie qu'en réalité les petits vieux sont dans un état absolument monstrueux). La raison de cet état de faits ? Très facile. C'est l'absence de pratique. Si je passe une seule journée à ne pas pratiquer suffisamment, le résultat est totalement délétère. En une seule journée; alors on n'imagine pas en quelques années.

Pratiquer, malheureusement, ce n'est pas juste réciter des mantras ou faire du yoga, car les profs de yoga n'échappent pas au processus dont je parle, et qui est en premier lieu une sorte de sclérose de l'esprit qui devient de plus en plus rigide.

On pourrait se dire que si on commence à pratiquer jeune, on y échappera, mais on voit déjà chez les jeunes toutes les causes karmiques qui vont produire cela, et qui ne vont pas se déraciner facilement, car comme tous les karmas fondamentaux, c'est engrammé dans la goutte du coeur. Il y a déjà un attachement extraordinaire à l'illusion de l'image de soi et de celle des autres. En effet, quand on donne un moyen simple de se défaire de cette illusion (mentir, par exemple en faisant des compliments éhontés), personne ne veut le faire (sauf les PUA pour coucher avec les filles de leur choix), de peur effectivement de réaliser que les gens ont une image d'eux-mêmes complètement délirante, et que par conséquent chacun est bien incapable de voir autrui, le filtre égotique étant bien trop épais. J'ai par exemple un ami qui a fait un profil sur Couchsurfing pour trouver un hébergement sur Paris à des dates précises, il n'a obtenu que des réponses négatives, de gens à l'esprit "très ouvert" mais malheureusement indisponibles à jamais. Je lui ai suggéré de faire un second profil plus dans l'optique de ce que les gens ont l'air d'attendre, et si ça ne marche pas, il en fera un troisième... Il a également fait une expérience avec une fasciathérapeute, une fois lui dire son vrai ressenti, elle en a eté très mécontente, une autre fois en lui disant ce qu'elle voulait entendre, à savoir qu'elle avait changé sa vie, et elle en était enchantée. Je me demande combien de gens font cela inconsciemment, en effet j'ai un ami qui propose une sorte de thérapie, plein de gens lui disent qu'il a changé leur vie, ce qui est évidemment faux quand on analyse les faits (mais lui-même les croit, bien sûr). Je ne pense pas qu'ils mentent consciemment, simplement qu'ils se mettent en phase pour être aimés du thérapeute.

Pour en revenir aux jeunes, il est évident qu'il est très facile de leur en mettre plein la vue en leur racontant n'importe quoi puisqu'ils n'ont aucune forme de discrimination ni de facultés extra-sensorielles (Seth parlerait de sens internes), à savoir qu'ils sont exactement comme des enfants de deux ans, d'une crédulité effarante. Les gourous de tout poil en profitent largement pour leur faire croire n'importe quoi sur leur propre compte, et ça marche d'autant mieux qu'ainsi que je le disais plus haut, personne ne veut savoir la vérité. Cette absence de discrimination est le symptôme d'un mal bien plus grand, l'absence de conscience (ou une couche incroyablement épaisse d'ignorance fondamentale dirait le Lopön), ce qui va garantir une déchéance totale vers la quarantaine, car il est impossible de pratiquer correctement dans un tel état de crasse de l'esprit. Or la pratique correcte est la seule chose qui garantit la régénérescence et le nettoyage karmique du corps subtil. Je ne saurais définir autrement la pratique correcte qu'en disant que c'est la faculté d'identifier et de générer des vents de sagesse capables d'inverser le processus de dégradation générale. Ce qui nécessite de discriminer toujours plus finement ce qui se passe dans l'esprit.

Je peux noter par exemple qu'en temps "ordinaire", le corps fonctionne en roue libre. Il bénéficie d'un certain capital de départ, qui s'épuise tout naturellement. Comme le dirait Seth, de l'énergie est insufflée jusqu'à un certain point, tel un ballon de baudruche, et une fois ce point dépassé, elle s'en va. C'est un processus tout à fait insconscient. Il faudrait déjà commencer par devenir conscient de cette énergie, afin de savoir comment ne pas dégénérer, au moins au niveau du corps subtil. Mais ce n'est évidemment pas celle qu'on nous vend dans les cours de chi-qong et de yoga où l'on voit que bien que les professeurs soient souples et pleins de chi, leur corps subtil est rigide, ça suit la courbe de l'âge. Ce que l'on veut c'est le contraire, autrement dit cela ne peut pas être fait avec une "énergie" au sens d'une chose externe que l'on pourrait manipuler. ça ne peut être fait qu'avec de la conscience, c'est-à-dire de l'être. Or on peut constater que c'est bien la dernière chose qui intéresse les gens. Ils veulent bien de l'argent, et de l'énergie, mais changer, non. On le constate même chez Jane Roberts, qui dès le départ n'écoute rien de ce que lui dit Seth sur les sujets personnels. Elle est très intéressée par les discours sur la nature de la réalité, les capacités extra-sensorielles etc, mais quand il s'agit d'elle, c'est le blocage total. On pouvait prévoir la suite sans être voyant. Etre investie d'une telle énergie visant à la faire changer, et manifestant un tel refus, ça ne pouvait se finir que dans un gros clash, qui à mon avis a été sa maladie, dont elle a tout à fait "refusé" de guérir (ne mettant en pratique aucun des conseils donnés), tout en se plaignant de sa condition bien sûr.

La maladie c'est d'abord un état d'esprit obscur et qui refuse de changer. La solution n'est pas de combattre la maladie, ce qui serait lui donner une existence, mais de générer un état d'esprit lumineux, ce qui se traduit par des canaux et gouttes lumineux. C'est ce que personne ne comprend.

15:30 Écrit par Ry | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

10/01/2013

Les entités du Forex

Je me demande si finalement la majorité des lecteurs de ce blog n'est pas constituée de gens qui viennent ici se faire souffrir, pour des raisons connues d'eux seuls.

Quoi qu'il en soit je continue à étudier le Forex et je constate qu'il existe deux sortes de traders (parmi les gagnants). Les "vieux", ceux qui sont prudents, prennent des décisions rationnelles etc... Ceux-là sont assez poussifs, ils gagnent environ 100% l'année. Et puis il y a les jeunes, qui manifestement ont le "truc" pour sentir les bons coups, et qui font des benefs faramineux, et ça peut durer assez longtemps, car ce qu'ils font ne me semble pas forcément plus risqué que les vieux qui de toutes façons se mettent facilement dans le rouge de 20% ou 30%, sur quelques choix malheureux. Je vois même que le trader le plus doué de ma liste est pour le moment celui qui me met le moins dans le rouge, ce qui n'est paradoxal que si on a l'esprit étriqué. Je pense qu'il a un certain génie, tel une sorte de Napoléon du trading, et comme Napoléon, il n'est pas fou, bien au contraire. Dans ses intuitions il est finalement plus malin que les autres qui s'appuient sur la raison. En un sens c'est facile à comprendre. Quelqu'un qui va s'appuyer sur la raison va y croire dur comme fer, puisque c'est carré et prouvé. Sauf que sur le Forex on se plante souvent avec cette logique. Alors que celui qui s'appuie sur l'intuition sent les choses, et justement c'est bine l'endroit où il faut sentir les choses. Peut-être que c'est l'endroit du monde où l'argent est le plus virtuel, puisqu'on peut acheter avec des leviers de 100x (avec 1000USD je peux acheter 100 000 EUR/USD), mais en même temps je crois qu'il est occultement très palpable. J'ai le sentiment que les paires de devises ne sont pas des graphiques, mais des êtres, et que l'argent lui-même est un être, et que ces êtres peuvent nous parler. Qu'on les entendra d'autant mieux si on les sent comme des êtres et non comme des graphiques. Et donc, je pense que les traders doués sont ceux qui peuvent sentir ces êtres.

Pour moi, je n'ai pas forcément une communication exceptionnelle avec ces êtres (quoique maintenant je sens qu'ils me parlent aussi), en revanche comme j'ai une sorte de goût à détecter les talents, mon effort porte principalement sur la reconnaissance des bons traders, ce qui peur rapporter autant que d'en être un soi-même, tout en coûtant beaucoup moins de temps.

Et puis d'ailleurs cela me fait repenser à tous ces gourous du pseudo-advaita, il me semble qu'il y a un petit souci dans leur façon de voir le monde, c'est qu'autour d'eux on dirait qu'il n'y a personne. Ils ne parlent ni des êtres invisibles qui nous entourent, ni de ceux que nous créons par nos projections, ni de ceux qui nous créent etc... Pourtant ces êtres ont une grande part dans nos conditions de vie, ils peuvent nous faire tomber un pot de fleurs sur la tête ou faire prospérer nos plantes. Il me semble qu'on devrait davantage les remercier et les aimer (et par exemple je ne vois pas pourquoi les entités du Forex nous aideraient si on ne les aime pas), sous ce rapport le bouddhisme tibétain me semble très "intelligent".

Pour finir, beaucoup de gens pensent que l'argent ça n'est pas bien, en tous cas pas celui qu'on peut gagner sans rien faire assis devant son écran. Contaminée par ces croyances, je pensais au départ que le Forex était gouverné par un asûra. Mais je pense maintenant qu'il est gourverné par un archange. En effet, c'est le moyen le plus efficient que je connaisse pour enrichir les pauvres avec l'argent des riches, tel Robin des Bois. En effet, il est connu que 90% des gens qui investissent là-dedans perdent la totalité du capital investi en 6 mois. Mais ce ne sont clairement pas les pauvres qui alimentent ces statistiques catastrophiques. A l'inverse, un pauvre qui mettrait 20$, fruit d'un mois de travail chez Nike, peut les voir se transformer en véritable fortune très rapidement s'il est doué. J'ai une sorte d'impression que pas mal de gens du tiers-monde on trouvé ce moyen pour nourrir leur famille. En tous cas il y a beaucoup de traders des pays pauvres, et c'est chez eux qu'on trouve les plus doués. Bref, le Forex est un moyen inattendu et original pour que les riches donnent leur argent aux pauvres.

(S'il y en a qui sont intéressés, écrivez-moi, sur etoro.com quand on parraine des gens, les deux touchent un bonus...)

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09/01/2013

Eckhart Tolle

Je viens de relire un bouquin d'Eckhart Tolle. Ce type est vraiment un escroc. Il a eu une expérience un jour, mais il est évident qu'il l'a perdue depuis et qu'il ne fait que répéter un discours bien rodé, mais où il manque les points clés. Comme la plupart des pseudo-gourous du pseudo-advaita, il a l'air très ordinaire, ou guère plus.

Un des principaux points qu'il semble ignorer, c'est que s'il existe un "corps de souffrance", il existe à l'inverse un "corps divin", et c'est l'absence de ce corps qui fait que tous ceux qui ont un jour une ouverture (comme il relate dans sa biographie) finissent par la perdre. Un jour l'énergie passe, un jour elle ne passe plus, on est rattrapé par son karma.

Le corps divin est une sorte d'accumulateur d'énergie divine, qui de plus se connecte dès qu'on en prend conscience. Il fonctionne finalement comme le corps de souffrance, mais à l'inverse, du coup il est d'autant plus étrange qu'E.T. n'en parle pas. Probablement n'a-t-il jamais eu l'idée d'en créer un. Pourtant les avantages sont multiples, et à mon avis on ne peut pas s'en passer, puisque d'après les tibétains, c'est ensuite ce qui devient le corps illusoire.

D'abord il n'a pas de forme, mais avec le temps il acquiert une sorte de structure. C'est sans doute pour cette raison que l'alchimie taoïste parle d'embryon qu'il faut nourrir et qui n'arrive pas à maturité tout de suite. Au début on a simplement une sensation d'amour divin, qui se manifeste à tel ou tel moment, mais c'est comme un jet d'énergie, sans structure. Mais si on persiste, avec le temps ça finit par dessiner une structure plus large et par devenir plus stable, de plus sa capacité à émaner l'énergie divine augmente, ce qui lui donne la capacité de nettoyer le corps subtil de ses obscurcissaments. Ce que j'appelle le corps divin n'est pas le corps subtil. C'est la partie lumineuse, non contaminée, du corps subtil.

Je pense qu'à un moment, E.T. a eu l'énergie/lumière nécessaire pour constituer ce corps, mais qu'il n'a pas entrepris de travail systématique, et qu'au final, il doit se retrouver avec une sorte d'embryon pas très développé. En effet, le corps divin se développe jour après jour, et finit par remplacer le corps physique à en croire les textes. E.T dit qu'il a vaincu la peur mais quand on regarde la vidéo, il est évident qu'elle est revenue, il a des vents qui lui font faire tout un tas de mouvements incontrôlés en réaction à son auditoire, contrairement à tout Rinpoche digne de ce nom. Ceci pour en venir à dire qu'il a un petit quelque chose qui marche, qui est à la base de son discours, et qui fait qu'il ne se rend pas compte que la plupart des gens n'ont même pas cet avantage. En effet, quand il parle du pouvoir de la conscience, il parle d'un embryon lumineux, pas de la conscience ordinaire. La conscience contaminée prenant conscience du corps subtil contaminé n'a jamais conduit personne à la réalisation.

Il dit par ailleurs une chose qui me paraît très fausse, que la peur est le produit de l'ego cherchant à se protéger de la mort. Enfin, peut-être qu'on peut le dire comme ça, mais ça fait passer la peur pour une chose très négative. D'après mon expérience, la peur est une mauvaise direction de l'énergie primordiale, qui se scinde et part dans les canaux latéraux. En s'y tenant avec constance, on peut retrouver son origine, et on se rend compte qu'il n'y a rien à enlever. Ce dynamisme est celui de l'état naturel. Je trouve que ça fait une sacrée différence de dire :"la peur est une défense de l'ego", ce qui la fait passer pour quelque chose de mauvais en soi, et "la peur est une direction erronée du dynamisme de rigpa qui n'arrive pas à rester dans le canal central", ce qui ne contient aucun jugement négatif. Dans le premier cas, on n'a pas du tout envie de la reconnaître ni d'en parler, pour commencer, parce qu'on n'a pas envie de se sentir dans le cas décrit. Alors que dans le second cas, on se dit "ah mais c'est une bonne chose alors, allons y voir". En quelque sorte elle est notre amie, qui n'est pas reconnue pour une amie. C'est d'ailleurs elle, la source de la béatitude permanente, puisqu'elle est toujours là. Et on voudrait s'en débarrasser, pour être enfin tranquille ? Il y a un problème avec cette notion de paix, qu'E.T. n'arrête pas de mettre en avant. Pour lui on fait disparaître la peur en voyant qu'elle est le produit d'une illusion et on trouve la paix. Pour moi on reconnaît sa nature et on trouve l'activité infinie. "Se reposant dans l'activité infinie", ainsi sont qualifiés les bouddhas dans la Prière Royale. 

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02/01/2013

Possibilités de l'esprit conscient

Il faudrait illustrer la différence entre l'esprit conscient et le "moi" (ce que Seth appelle ego, mais c'est vraiment un mauvais terme je trouve). L'esprit conscient, c'est d'après Seth un ensemble très vaste d'informations qui sont tout à fait à notre dispositions, mais qu'on ne regarde pas, parce que le "moi" met des filtres et regarde ailleurs. Quand il dit que les croyances se situent dans l'esprit conscient et que c'est l'esprit conscient qui choisit ce que nous vivons, on a tendance à entendre "dans le moi", et alors on ne comprend plus, parce qu'on n'a pas l'impression d'avoir choisi de se casser une jambe (par exemple).

Donc illustrons la différence. Chacun a pu expérimenter que quand on se fait masser par quelqu'un qu'on aime bien, c'est très agréable, mais quand on le fait soi-même, ça n'a pas du tout le même effet. Un esprit pragmatique en conclura que c'est sans doute une histoire de feedback cérébral ou quelque chose du genre.

J'ai donc comparé 3 choses :
1. Ce que je sens quand Petit Elfe me fait un massage.
2. Ce que je sens quand je me le fais.
3. Et ce que je sens quand j'imagine que Ryndil me le fait, ou que je suis Ryndil a qui quelqu'un d'autre le fait.

Et Ô surprise, la sensation 1 s'avère être une superposition des sensations 2 et 3. On comprend donc que l'élément déterminant, c'est l'imagination. En effet, dans les cas 1 et 3 l'imagination nous place dans un "corps" spécifique, qu'on pourrait nommer "corps de la divinité". Le 3 permet de découvrir des sensations inédites car on peut aller dans des zones normalement inaccessibles (tout ce qui est très interne), alors que le 1 et 2 permettent d'affiner la perception du corps physique.

Quoi qu'il en soit, il est dès lors évident que toute activité qui n'est pas effectuée dans le corps de la divinité mais dans le corps ordinaire est du temps perdu, puisqu'on perd la base de progression, qui est imaginale.

Il y a une autre expérience que n'importe qui peut faire :
1. Voir ce qui se passe dans une conversation où quelqu'un nous approuve.
2. "   " une conversation où quelqu'un nous désapprouve.
3. Imaginer converser avec l'Ami par excellence, celui qui nous aime et nous comprend totalement.
4. Retourner dans la situation 2 en se plaçant énergétiquement dans la situation 3, qu'on aura pris soin de bien graver sur son disque dur.

On peut aussi examiner ces deux choses :
1. Imaginer que l'on entre dans le corps de l'Ami et qu'on va se fondre dans son coeur.
2. Imaginer que l'Ami entre dans notre corps et vient se fondre dans notre coeur.

Ceci illustre les possibilités de l'esprit conscient. Tout ce que nous devons faire, c'est de l'affiner et d'observer les choses plus précisément. Ce dont nous avons besoin se trouve effectivement sous nos yeux, mais on n'a jamais l'idée de l'examiner, et ensuite on se plaint.

14:39 Écrit par Ry | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |