23/10/2013

Les Lumières, l’Ecran et les Calices de la Vie divine (par Jean Matheos)

Que ce soit chez Amma, les bouddhistes ou les chrétiens, j’ai été amené à constater partout un même syndrome dénotant une même conception erronée : un état d’attente un peu passive espérant une sorte «d’illumination» de «réalisation » d’autant moins définie qu’elle se veut ineffable et très douce. Cela aboutit à l’état de mort vivant, de zombie, de gibier de sangha et d’une vie dans l’au-delà en guise de l’éternité vivante. Comme si un rayon divin allait venir nous frapper et nous transformer sans que nous y soyons pour rien, sinon par un «mérite» inné ou un désir d’amoureux transi.

Mais Dieu n’attend pas qu’on soit passif à son égard, mais qu’on devienne comme lui, co-créateur en exerçant le don. C’est dans le modèle véhiculé par la kabbale, en particulier celle du « Ari » (Isaac Luria), que j’ai trouvé un grand nombre de réponses à des questions réputées insolubles, et exposées de façon à la fois parfaitement limpide et complètement hermétique. Je sais maintenant grâce à lui et la lecture des textes de Rav Ashlag pourquoi la plupart des «chercheurs» spirituels que j’ai pu côtoyer et moi-même, ont mal ciblé leur objectif en méconnaissant ce qui leur manque réellement.

http://www.vers-la-lumiere.net/lib_fr.html (les deux premiers liens en PDf donnent une bonne idée de la démarche d’ensemble de la kabbale)

Il montre que l’outil pour entrer dans la Vie divine et qui nous manque en tant que créature déchue pour recevoir les lumières qui ne cessent de s’épancher est un « écran » (screen), un « miroir ». Aussi bizarre que celui puisse paraître au premier abord, notre problème  n’est pas de recevoir des lumières ou de la félicité, mais de les réfléchir avec un instrument adéquat. Parce que nous sommes au départ des gouffres sans fond, des abîmes ténébreux, des trous noirs qui absorbons la lumière sans rien émettre. Nous ne sommes pas des « calices » propres à être remplis d’élixirs et de parfums exhalés par des secrets divins, mais des puits sans fond, des « vases brisés » qui épuisent la lumière incréée.

Dieu nous donne déjà toutes ses lumières et sa félicité, mais comme nous la voulons « pour nous », nous ne la renvoyons pas vers le Créateur mais nous la transformons en « klipoth », en écorce dure qui enclot la lumière par l’application d’une force constrictive. Et donc nous perdons notre similitude avec Lui. Etant pur don, il a voulu des réceptacles pour recevoir son don, et il a donc fait à l’origine une « rétractation » au sein de lui-même (ce qui s’appelle « tsimtsoum » aleph) pour laisser apparaître le monde, exactement comme une mère doit laisser une poche se former à l’intérieur d’elle pour que son enfant puisse être formé. C’est logique, parce que tous les processus physiques traduisent des processus spirituels. Il y a une continuité dans la Nature et la science kabbalistique a pour objet de mettre en évidence les genèses spirituelles qui se lovent au sein même des genèses physiques.

Donc Dieu a créé quelque chose d'opposé à sa propre nature qui est Lumière donatrice, il a créé « le monde », ce qui signifie exactement un « réceptacle », un « calice » ou un « vase » propre à recevoir de la félicité par les canaux de Dieu. Donc lorsque la Genèse dit que Dieu a créé le monde à partir de « rien » c’est tout à fait exact encore faut-il préciser la signification de l’expression. Dieu est un être omniscient et omnipotent (et non une vague énergie indéfinie) dans sa propre sphère infinie, qui a créé le monde de « rien », parce qu’étant un « tout » qui ne peut rien conserver pour lui, il lui a fallu faire surgir en lui-même une altérité différente par nature de lui. Dieu est essentiellement don tandis que le vase est réception.

Alors finalement on comprend que tout l’univers se réduit à deux uniques éléments et à leurs relations : la Lumière et ses réceptacles, Dieu et ses créatures. Les premiers réceptacles créés ont eu une liberté et une intelligence, et ils ont compris que s'ils aspiraient toute la lumière que Dieu leur donnait, ils allaient absorber cette lumière et se rigidifier en tant que réceptacles, ce qui allait les couper de leur créateur. Or ils vivaient dans sa proximité et ne voulaient pas la perdre. S’ils refusaient la lumière, ils s’opposaient à elle et si ils l’acceptaient passivement ils risquaient de la faire disparaître.

Alors ils ont décidé de réfléchir cette lumière pour la rendre au créateur afin de devenir semblable à lui et ils sont devenus ainsi des « écrans ». Et au point d’impact entre la lumière directe et la lumière réfléchie par l’écran se produit un phénomène miraculeux, une « rencontre » au point de « Malkhut », qui fait que la lumière « descendante » va apparaître dans le réceptacle et creuser des « dimensions » lumineuses nouvelles et créatrices qu’on appelle « sephiroth » comme la lumière réfléchie qui remonte vers « Kether » (voir les chémas).

http://www.kabbalah.info/fr/biblioth%C3%A8que-de-kabbale/baal-hasoulam-pr%C3%A9face-%C3%A0-la-sagesse-de-la-kabbale/sch%C3%A9mas

Plus l’impact est intense (en fonction de la taille de l’ « écran » et de sa capacité à réfléchir la lumière), plus le « taux » de lumière qui peut entrer dans le vase est important sans que le vase se transforme en puits ou qu’il explose. Car c’est ce qui est arrivé lors d’une catastrophe sans précédent avant l’apparition de notre monde déchu, quand le premier calice qui a mal fait fonctionner son miroir associé (en estimant qu’il pouvait faire entrer directement un pourcentage trop fort de lumière divine sans la réfléchir au préalable) a été brisé, entraînant avec lui tous ceux qui lui étaient apparentés et semblables et mettant en branle une chaîne de conséquences qui aboutit à notre monde d’aujourd’hui : un gouffre de ténèbres où chacun ne pense qu’absorber l’autre à son profit.

C’est ce que nous faisons sans cesse dans le monde déchu (monde de la « formation » et de la « création ») qui n’a pas encore connue le « tikkun » (la réparation) quand nous espérons absorber de la lumière sans la réfléchir au préalable. Cette réflexion c’est ce qu’on appelle communément la « charité » et qui consiste à redonner ce qu’on reçoit, afin d’être empli sans fin de nouvelles lumières et d’une félicité plus grande. C’est nous qui pouvons réparer et qui avons cette initiative en propre. Et ça Dieu ne peut pas le faire à notre place, car il est d’une nature différente de nous depuis l’origine. Il émet la lumière sans relâche, et nous pouvons soit la réfléchir  en tant que vase et devenir en cela analogue au créateur en acquérant ses propriétés, soit l’absorber en nous en pure perte. Notre liberté réside simplement en cela.

Concrètement cela signifie que notre tâche c’est d’acquérir ce fameux « écran » qui permet de discerner exactement quel taux de lumière va être réfléchi et quel taux va être absorbé, afin de créer un réseau de lumières irisées et d’irradiations lumières qui vont grandir et s’accroître peu à peu. Acquérir l’écran cela signifie être capable de faire une « rétractation » de ses désirs, à l’image de la rétractation originelle de Dieu en lui-même quand il a créé l’univers et de la femme qui doit enfanter pour faire place à un autre être en elle. Les « commandements » et la multitude des « mitsvoth » à observer en terre juive constituent une forme de cette rétractation, les « mortifications » en terre chrétienne une autre, les « samayas » en terre bouddhique une déclinaison encore différente. Mais le principe réel n’est pas de rejeter un plaisir, un désir ou une lumière parce qu’il est illégitime en lui-même, mais de doter ce désir d’une intention (« kavana ») particulière, afin que ce désir soit propre à satisfaire le créateur avant nous. Cela conduit même non pas à réduire les désirs, mais à les intensifier au point où cela scelle ultimement la relation d’amour entre le créateur et la créature sans régression possible.

Par exemple, si je souhaite avoir une petite amie et en obtenir du plaisir, ce n’est pas juste pour en tirer un profit égoïste, mais pour un jour pouvoir donner à Dieu un de ses enfants en étant son instrument ou engendrer spirituellement par une union des âmes. Plus le miroir est puissant, plus des lumières de qualités peuvent entrer, jusqu’à la Lumière originelle qui est noire, puisqu’elle correspond au moment où la première rétractation a eu lieu (le « point d’entrée » de la création). Autour de cette Lumière sont émanées spontanément les quatre autres et l’ensemble forme ce que les tibétains appellent un « tiglé » (une irradiation lumineuse) qui a la propriété de se multiplier de façon spontanée et de se réfracter à l’infini, à l’image des cellules. Un tiglé n’a donc rien à voir avec une propriété mécanique de la lumière, mais correspond à un processus spirituel qui a son reflet dans le monde physique. Cette propagation ne se fait pas de façon anarchique, mais selon un certain ordre qui correspond aux modes d’effusion spontané de la lumière, qui est diffusion d’élixirs au sein de calices par des vaisseaux spirituels.

Les « partzufims » qui apparaissent spontanément lorsque l’écran est formé et accroît sa force sont les « visages » de Dieu, l’assemblée des bouddhas qui forme une famille et une série de « clans » qui se multiplient à l’infini en fonction de modes de relation fondamentaux : l’Ancêtre, le père, la mère et les enfants. Les propriétés de l’écran correspondent aux « cinq sagesses » définies dans le bouddhisme. Il est en lui-même un miroir réflecteur de la lumière, c’est la « sagesse du miroir ». Il permet de discerner le taux de lumière à réfléchir et celle à absorber, c’est la « sagesse du discernement ». Il est égal et sans partialité vis-à-vis des lumières reçues, c’est la « sagesse de l’égalité". Le signe que les sagesses fonctionnent réellement et qu'on ne vit pas dans l'imaginaire faux (et non l'imaginal vrai) c'est qu'on reste connecté avec le monde physique, qu'on ne croit pas qu'on est Melkisedek ou qu'on a une "mission" extra-ordinaire à remplir. En revanche, qu'on sait voir, discerner, comparer, établir des relations entre les faits concrets. C'est l'application de la sagesse omnipénétrante qui inclut tous les niveaux sans se séparer d'aucun.  

Il y a donc cinq lumières fondamentales qui vont entrer progressivement dans les calices (donnant naissance aux « partzufim », aux « visages » de Dieu). Elles correspondent au cinq phases originelles de la création qui sont antérieures ontologiquement mais apparaissent en ordre inverse lors du processus de restauration de l’univers, et qui donnent naissance ultérieurement aux cinq mondes, aux cinq niveaux de l’âme, etc… Chaque phase a un nom spécifique et tout est expliqué très précisément selon des schémas qui ressemblent un peu à une logique formelle du Ciel et de la Terre, qui devient même vite très complexe quand tous les détails du processus sont mis bout à bout.

Le jeu des sephiroth résume l’action de Dieu en lui-même présente dans toutes les sphères de la création qu’il ne faut pas confondre avec l’émanation des Noms divins (bien connus et répertoriés en Islam) qui correspond à l’action de Dieu dans et sur le monde, même si les Noms sont en relation avec les sephiroth (cf « Les portes de Lumière » de Gitakila). Mais ils le sont d’une façon seconde et non d’une façon première. En un sens les sephiroth « sont » Dieu (et leur jeu s’exprime sous la forme des fameuses « visions de thögal » du bouddhisme qui sont la manifestation lumineuse de la trame ultime de la réalité inséparable de cette réalité claire, lumineuse et vide), alors que les Noms divins (le jeu des divinités paisibles et courroucées, des anges, etc…) sont l’action de Dieu sur quelque chose différent de lui (le monde qui est réceptacle des lumières et de la félicité).  

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22:00 Écrit par Ry | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

...la Kabbale..., ah la Kabbalah!... tant haïe par les uns, tant aimée par les autres, bien souvent ignorée ou malmenée, plus secrète que le Saint des Saints il y à encore peu, aujourd'hui "star" en place publique..., il conviendrait d'ailleurs de parler des Kabbales, tant ses courants d'expressions sont divers et "variés" (un adage dit "2 kabbalistes-3 kabbales")...qu'est-elle donc cette Sainte Doctrine?....certains y voient une science de la connaissance du Divin là où d'autres n'y voient qu'un fatras ésotérique des plus douteux, cette incompréhension de ce qu'elle est vraiment, la tiendra longtemps éloignée des synagogues, et parfois même maudite par les religieux. Le Ari, Esprit génial s'il en est, mettra tout son art kabbalistique au service d'une possible "intégration" ou au moins d'une acceptation de la Kabbale par les Rabbins et Doctes Talmudistes....sa Kabbale est d'ailleurs connue comme étant "la Kabbale du Siddur" (livre de prières juives)..., cette kabbale EST le modèle dominant actuel, à tel point que la plupart des étudiants citent I.Louria (et tous ses continuateurs) comme étant les seuls "possibles"...(ça commence d'ailleurs à sentir le dogme!)...récupération religieuse?...oui mais pas que!.....arrive le "matérialisme spirituel" judéo-américain avec le Rav Berg, il distribuait des mini Zohar en terre Palestinienne et prenait trop d'ampleur visible, alors alors on en tenté de le torpiller!... n'y arrivant point, on a crée de toutes pièces une sorte de "golem" en la personne de M.Laitman, l'épiphénomène chargé de calquer une kabbale sur ce que donnait Berg au public, mais à condition que cela soit acceptable et surtout récupérable par la synagogue....et voilà que Laitman prend à son tour goût au succés et échappe au plan initial, et il devient lui aussi un "modèle" de prêt à penser kabbalistique, et les gentils étudiants ( ou étudiants gentils?) s'engouffrent dans ses livres, cours, vidéos, textes tous plus attrayants les uns que les autres, qui contiennent un peu (très peu en fait) de kabbale saupoudrée de pseudo- sciences humaines ou physique moderne et hop le public est conquis...
Vous qui êtes des Cherchants libres, allez voir du côté d'un autre courant de cette Sainte Science, science dite de la structuration de l'énergie, science déconditionnante et libératrice, allez voir du côté d'Abraham Abulafia, lui aussi esprit libre et non inféodé aux systèmes, sa Kabbale est méditative, inspirée certainement par ses rencontres avec des Soufis et des Yogis, avec Abulafia on se rapproche du Dzogchen, là on n'est pas dans le "concept lourd et gras", on est dans la mise en pratique, dans l'expérience, expérience immédiate, les moyens mis en oeuvre sont volontairement réduits à leurs plus simple expressions, à savoir les AUTHIOTH, le texte de référence est le Sépher Yétzirah ( le Zohar bien que fréquenté est déjà considéré comme "surchargé à dessein"), la vocation de cette Kabbale dite extatique est une forme de réalisation, de rencontre avec le monde prophétique, et chacun peut-y arriver maintenant à condition de ne pas s'embrouiller l'esprit avec des "fausses évidences" telles que nous en offre le "religieux"..., en fait,c'est une Voie assez proche du Dzogchen. Lire sur A. Abulafia est déjà bien, sa vie et ses diverses expériences visionnaires sont riches (il verra des sphères de couleurs, des silouhettes saintes etc...cela ne vous évoque pas quelque chose?) ses expériences donc nous font découvrir un Chercheur qui n'a pas hésité à sauter très haut par dessus la barrière du parvis de la synagogue!...., mais il est mieux d'étudier ses livres, hélas, ils sont assez difficiles à trouver, mais cela vaut vraiment le coup...pardon d'avoir été si long, et en tout cas MERCI d'avoir convié de si belle façon la Kabbale dans vos recherches...

Écrit par : slanpa | 25/10/2013

Bonjour,
Il est évident que Michel Laitman n'a rien compris à ce qu'il raconte et que ses schémas sont faux. Cela dit il est possible d'y retrouver la vraie chose une fois qu'on sait ce qu'on cherche. Jean Matheos a un article à écrire sur la kabbale appliquée au christianisme. Il est évident en fait que Jésus est le Messie des Juifs car son incarnation représente effectivement la descente du stade 3 au stade 4 (tipheret -> malkut), celle qui fait de la créature l'égale du Créateur par l'acquisition d'un écran géant (la Passion), permettant de remonter directement au stade 0 (transfiguration). Les Juifs en refusant cela ont finalement refusé cette possibilité finale prédite par leur modèle et sont en train de se fourvoyer dans une grossière voie de garage où le Messie n'est plus une personne mais une "énergie". Un rabbin très respecté dont j'ai oublié le nom, mort en 2006 à 108 ans a révélé dans son testament que le Messie était bien Jésus, cela a jeté un froid comme on s'en doute.
Nous ne sommes plus branchés sur les modèles énergétiques, qui ont démontré leur insuffisance totale. Il est évident que le dzogchen n'est pas un modèle énergétique, mais qu'il masque des relations personnelles entre des bouddhas et leurs successeurs, qui sont en réalité la base de tout. L'enjeu n'est donc pas de savoir si les 72 souffles de la kabbale vont ouvrir 72 canaux et si la prononciation correcte du têtragramme va faire descendre je ne sais quelle énergie divine, mais d'emplir ce formalisme logique avec des relations personnelles. Ce qu'aucun modèle ne propose, à part le christianisme.
Comme je le disais hier à mon amie, méditer sur la lumière divine n'a rien à voir avec le fait de méditer sur Dieu (en tant que Personne). D'après la "vraie" théorie spirite, il n'existe d'ailleurs rien dans la création qui ne soit en réalité le corps d'un "être". Il n'y a donc pas de lumière divine sans Dieu, et méditer sur les 72 souffles de la kabbale séparés des êtres dont ils pourraient être le corps, c'est comme finalement aller chercher 72 certains objets dans un sex-shop en s'imaginant que ça vaudra les 72 amants sur lesquels ils ont été moulés.
S'il y a une chose qui est certaine, c'est que personne n'écrit réellement la vérité, qui est toujours cachée. Ce n'est donc pas chez Aboulafia qu'on va trouver quelque chose de véridique, par contre il y a des chances qu'on y retrouve l'écorce de quelque chose de véridique, par exemple l'écorce de 72 anges qu'il s'agira ensuite de recréer dans son propre univers, non en tant qu'énergies, mais en tant que personnes bien vivantes.
C'est comme les sephiroth, si on ne sait les imaginer sous forme de personnes et de relations interpersonnelles, on n'a pas la moindre chance de comprendre comment ça fonctionne.

Écrit par : Ry | 25/10/2013

....oui, oui l'article de Jean Mathéos est bon, très bon même, de plus il est tellement rare de trouver des publications qui abordent la Kabbale...le Dzogchen etc....et ce, avec ce niveau d'intelligence, que loin de moi l'idée de critiquer, d'ailleurs je crains bien de ne pas en avoir le niveau!... disons que je me suis permis de profiter un peu de l'occasion pour citer Abulafia (qui pour moi est un immense Maître dont la pratique ne se limite pas aux 72 "noms") qui fait peu florès dans les milieux se disant kabbalistiques, et pourtant, pourtant il est bien plus proche de ce que vous évoquez qu'il n'y parait. Jésus a bien été reconnu comme Messie par ce fameux rabbin (moi non plus je ne me rapelle plus le nom....!..., mais je me souviens bien de ce qu'il a soulevé comme malaise chez mes amis juifs du centre que je fréquentais alors, je les remercie de m'avoir accepté bien que Chrétien à participer à leurs cours et débats, mais là, la discussion n'était pas permise!...)...et vous avez raison ils créent une attente qu'ils justifient comme étant le "messie" lui-même!...
Carlo Suarès, autre penseur atypique, faisait grand cas du Rabbi Jésus, mais d'une tout autre manière, étant farouchement opposé même à l'idée de "messie", lui pensait que nous étions le "lieu/actualisateur" de ce qui se nomme "révélation"...
En tout cas merci encore une fois de mettre en ligne des articles d'un tel niveau...

Écrit par : slanpa | 25/10/2013

Le problème à mon sens n'est pas de mettre en ligne des articles d'un "haut niveau", des choses de haut niveau existent partout, mais de les habiller avec des exemples qui les rendent compréhensibles. Et ça c'est une autre paire de manches. C'est ce que les personnes actuelles qui nous refourguent ces connaissances sont bien incapables de faire. Michale Laitman explique par exemple que le seul moyen d'apprendre à être dans le don, c'est de participer à des tables rondes et des séminaires. Pour lui, acquérir l'équivalence de forme avec le Créateur, c'est se rendre compte de l'existence de ses voisins de table ronde... voilà l'habillage qu'il nous propose, et précisant qu'il n'en existe pas d'autre.
Pour ma part, je propose le roman dharmique, qui consiste à créer dans son esprit ce qu'on ne peut pas trouver sur terre, et il semble que ce soit la "bonne" méthode, cf article à venir...

Écrit par : Ry | 25/10/2013

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